Et si Donkey Kong Bananza était l’origin story de New Donk City dans Mario Odyssey ? Le rêve de Pauline n’est-il pas de devenir maire ? N’assisterions-nous pas à la naissance du Mario-Verse chez Nintendo ?
Maintenant que j’ai votre attention grâce à cette fabuleuse accroche (la troisième phrase vous a étonné), parlons donc de ce Donkey Kong Bananza sur Switch 2 qui est LE jeu de l’été qui vous donnera… la banane (en l’écrivant j’ai eu envie de me mettre une droite). Coloré, débordant de bonne humeur (Pauline est vraiment trop choupi), très agréable à jouer, la mécanique de destruction environnementale est la vraie star du jeu car absolument tout est destructible dans les décors et je me suis parfois amusé à dépouiller totalement un niveau pour répondre à mes viles pulsions obsessionnelles. C’est techniquement assez impressionnant et basé sur une technologie à base de voxels similaire à ce que l’on peut trouver dans Minecraft mais en beaucoup plus joli.


Donkey Kong Bananza est très généreux en contenu, c’est simple, il y a des bananes et des objets à dénicher partout, dont notamment des fossiles (696!) qu’il sera indispensable de collecter pour obtenir les 777 bananes du jeu. Pour cela il vous faudra creuser et fracasser tout ce qui se trouvera sur votre route en traversant 17 strates pour un total de 43 sous-strates. Certaines sont très grandes, et le 100% prendra du temps : tant mieux!
Nouveauté de cet opus (on avait pas eu un épisode 3D depuis la Nintendo 64), les transformations obtenues après des séquences de chant de Pauline (très réussies) à certains moments clés lors du déroulement de l’aventure : Bananza Kong, Bananza Zèbre ou encore Bananza Autruche (5 transformations au total), chacune a ses caractéristiques et sa petite musique endiablée lors de leur activation. Si vous êtes humain, attention, cela risque de faire bouger certaines parties de votre corps frénétiquement. Toutes ces transformations ne seront pas forcément au même degré d’utilité mais elle apportent un fun indéniable à l’ensemble.
J’avoue avoir versé ma petite larme sur les niveaux défi reprenant l’esthétique et les musiques des épisodes Donkey Kong Country sur SNES, je veux désormais un remake des 3 opus avec la même qualité graphique😭.


Côté technique, la DA est fabuleuse et certains environnements vraiment magnifiques même si l’on sent que le jeu a du faire des compromis. Quelques ralentissements sont constatés lors de phases de destruction intensives mais rien de rédhibitoire selon moi. J’ai vu pas mal de tests s’interroger sur l’absence de prise en charge du DLSS alors que la réponse est relativement simple : la version du moteur graphique utilisé, propriétaire, ne le prend tout simplement pas en charge car le développement a commencé il y a longtemps et les objectifs de performances fixés étant atteints, ils ne l’ont probablement pas jugé nécessaire. A la place on doit composer avec le FSR1, pas toujours glorieux, hélas, côté aliasing. La résolution dockée est dynamique avec 1080p-1200p et 1080p en nomade, le tout à 60fps avec quelques chutes à 30fps: Cela renforce la théorie d’une vieille version du moteur car ce comportement est typique du double buffered vsync souvent utilisé sur Switch 1 (c’est aussi ça qui fait passer certains jeux Switch 1 de 30 à 60fps sur Switch 2 sans patch).

Sorti de ces considérations techniques, Donkey Kong Bananza est une vraie réussite ludique qui procure un plaisir quasi immédiat et pousse, encore et toujours, à creuser et dénicher tous les trésors qu’il a à offrir. Les plateformers de cette qualité ne sont pas légion, si vous êtes amateurs du genre, ne passez vraiment pas à côté.
DK is back!

