Suspiria

Suspiria

Halloween. Période ô combien parfaite pour aborder le cinéma de genre et s’angoisser tranquillou sur le canapé. Ce soir on a pas démérité devant Suspiria de Luca Guadagnino, porté par la BO, excusez du peu, de Thom Yorke. La performance de Tilda Swinton est magistrale, Dakota Johnson habitée, et le reste du casting parfaitement dans le ton avec entre autres Chloë Grace Moretz, Mia Goth ou encore Sylvie Testud.

L’histoire se déroule au sein d’une école de musique avec une jeune danseuse américaine venant passer une audition dans l’ambiance pesante du Berlin Est de 1977 dont la date n’est par ailleurs pas anodine puisqu’elle fait référence à l’année de sortie du Suspiria originel de Dario Argento. Malaise garanti, neurones en ébullition, attention, ce film n’est clairement et absolument pas fait pour tout le monde.

Je ne vous renverrai pas vers la critique française du film qui est totalement passée à côté (tellement étonnant pour un film de genre…) alors qu’il a reçu globalement un bon accueil dans le reste du monde. Encore une fois, je préviens, c’est très sombre, le rythme est lent et certaines scènes sont vraiment dérangeantes, notamment à la 30ème minute et sur le dernier tiers du film. Suspiria ne s’offre pas facilement, il y a beaucoup de symboliques, et il vaut mieux éviter un visionnage si on ne va pas très bien dans sa vie.

Si tout cela ne vous a pas fait fuir, que vous aimez les ambiances pesantes made in 70’s, décrypter des messages et êtes blasés de la binarité des films d’horreur des vingt dernières années, foncez. J’ai notamment aimé tout le discours sur la maternité et la sororité intergénérationnelle toxique qui va avec (ce qui n’est d’ailleurs qu’une grille de lecture parmi certainement beaucoup d’autres).

Une belle surprise.